Témoignages guérison

Témoignages de gens traités par la Chloroquine/Hydroxychloroquine

20 novembre
9 avril

Lorraine | Coronavirus Chloroquine : le bilan très positif d’un praticien lorrain

De son propre chef, un praticien hospitalier lorrain suit depuis une semaine le protocole du médecin marseillais Raoult. « C’est ça ou rien », insiste ce docteur qui ne déplore aucune aggravation chez ses patients. Une malade considérée comme perdue est rentrée chez elle et un autre s’est remis en 24 h. Par Philippe MARQUE – 05/04 | mis à jour à 12:33 – Temps de lecture : 4 min

Il avoue ne pas trop comprendre le débat autour de ce que tout le monde appelle le « protocole Raoult ». « C’est ça ou rien, de toute façon. L’autre traitement ne marche pas dans tout ce qui est viral puisqu’on donne de l’antibiothérapie banale et pas un antiviral », insiste au bout du fil ce praticien hospitalier lorrain. Il préfère garder l’anonymat tant les réactions autour du sujet sont vives et passionnées.

Mais depuis une semaine, il prescrit la méthode Raoult. Soit trois comprimés par jour pendant dix jours de Plaquénil, le seul médicament dérivé de l’hydroxychloroquine vendu en France, associé à un comprimé par jour pendant cinq jours d’Azithromycine, un antibiotique. Un électrocardiogramme est pratiqué au jour 0 et un autre au jour 2.

https://youtu.be/FHyKUDE2faY
Christian Estrosi, maire de Nice

(23 mars) Une marseillaise passée par la Timone
(27 mars) Un élu testé positif :

Honfleur : Guérie du covid-19, le Dr Alexanian exprime sa colère face à la gestion de la crise sanitaire

Céline Alexanian est médecin généraliste à Honfleur (Calvados). Après avoir contracté une forme sévère du Covid 19, elle témoigne et s’insurge contre la prise en charge globale.

Publié le 5 Avr 20 à 17:40

Dr Alexanian, vous êtes médecin généraliste au centre médical de Honfleur (Calvados). Vous avez contracté le covid-19 et êtes tombée malade. Tout d’abord comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
 » Je vais beaucoup mieux, je reprends d’ailleurs le travail demain (NDLR : lundi 6 avril 2020).

Comment vous êtes-vous rendu compte que vous aviez le virus ?
Tout a commencé le lundi 20 mars. Au départ j’ai eu des petites courbatures, pas très graves, et deux jours après, j’ai ressenti une oppression thoracique, des essoufflements, une grosse fatigue, puis de la toux dans un deuxième temps, mais pas de fièvre pour ma part. J’ai passé un scanner à Pont-Audemer (Eure) et on a découvert que j’avais trois foyers de pneumonie. Entre-temps, j’ai aussi contaminé mes trois enfants. Il m’a fallu moins d’une heure pour décider de prendre le traitement du Pr Raoult testé à l’IHU de Marseille : hydroxychloroquine combiné à l’antibiotique azithromycine. De toutes façons, c’était soit je tente quelque chose soit je décide de ne rien faire. 

« J’avais un apriori plutôt positif sur l’hydroxychloroquine »

Comment avez-vous pu vous procurer ce traitement controversé ?
J’avais entendu parler de ce traitement effectivement controversé, et j’avais un apriori plutôt positif par rapport aux tests menés à Marseille. J’ai été conseillée par d’autres médecins pour les dosages, je me suis documentée sur Internet, et me le suis auto-prescrit. J’ai eu beaucoup de chance car 48 h après, il est devenu interdit aux médecins généralistes en France de prescrire ce traitement, qui, je le rappelle, jusqu’à mi-janvier, était en vente libre sans ordonnance dans les pharmacies. Et aujourd’hui on dit qu’il serait très dangereux ? C’est une aberration !

Lire aussi : Les traitements expérimentaux contre le coronavirus ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital

Le traitement a-t-il été efficace ?
Oui. J’ai pris le traitement pendant 8 jours. Au bout de 48 h, mes symptômes ont vraiment diminué. Je suis très contente d’avoir pu le suivre. Au bout de deux semaines, je n’ai plus rien. 

Comment vont vos enfants ?
Mieux aussi, mais ils ont eu une forme mineure du Covid comme souvent chez les enfants : trois jours de toux avec un petit 38 de fièvre. 

« L’idée n’est pas de faire de l’automédication »

Avez-vous eu des effets indésirables comme l’avancent les détracteurs de l’hydroxychloroquine ?
Non. J’ai passé néanmoins des électrocardiogrammes pendant le traitement où effectivement il y a eu des petites modifications, mais pas de quoi s’alarmer donc j’ai continué le traitement. Effectivement, il ne faut pas faire n’importe quoi avec les médicaments quels qu’ils soient. Si vous prenez trop de Doliprane, il y a des risques aussi. L’idée n’est pas de faire de l’automédication.

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Vous rejoignez le collectif porté par l’ancien médecin et ministre de la santé Philippe Douste-Blazy qui publie une pétition en faveur de la chloroquine ?
Evidemment. Nous sommes médecins, c’est notre boulot au quotidien de prescrire des médicaments en fonction de chaque patient. Qu’on nous rende notre liberté d’exercer. Si on nous autorise à la prescrire, ça ne veut pas dire qu’on va la donner à tous nos patients !

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Avant de tomber malade, avez-vous eu des cas de Covid-19 en consultation au cabinet ?
J’ai eu des suspicions de cas, et c’est tout là l’enjeu et le problème de la prise en charge globale. On ne peut pas tester les gens, on ne peut pas leur délivrer de masques pour qu’ils évitent de contaminer leurs proches, et on ne peut pas leur prescrire de traitement. C’est très perturbant. La seule chose qu’on peut faire c’est les diriger vers l’hôpital en cas de symptômes graves. Je suis hyper en colère !

Il semblerait que les stocks de ces médicaments soient réquisitionnés pour les cas graves à l’hôpital ?
Je pense que nos politiques n’ont fait que de la gestion de pénurie, comme les masques, les tests et maintenant l’hydroxychloroquine. Quand on n’a pas les bons outils à disposition, on dit qu’on n’en a pas besoin en se basant sur des réflexions pseudo-scientifiques ».